Pas besoin d’avoir un diplôme universitaire ou d’attendre le bac pour poser ses premiers tuyaux. Pourtant, dans le secteur du thermique, la réalité s’impose vite : la complexité des équipements grimpe, la technique évolue, et les enjeux environnementaux montent d’un cran. Le métier d’installateur thermique s’est hissé au rang des métiers qui comptent pour la transition énergétique. Vous visez cette voie ? Voici comment aborder votre formation avec méthode et efficacité.
Les formations pour devenir installateur thermique
Entrer dans le métier d’installateur thermique reste accessible dès le début du parcours scolaire, et il existe bien des chemins pour y parvenir. Miser sur une formation spécialisée offre de vraies garanties pour évoluer sereinement dans le secteur. À titre d’exemple, la formation d’installateur thermique avec 19degré constitue une piste sérieuse. Les cursus s’échelonnent du CAP au Bac+3, chacun avec ses avantages spécifiques.
Pour celles et ceux qui souhaitent débuter avec un CAP, plusieurs spécialités offrent une porte d’entrée concrète :
- CAP MIT (montage installation thermique)
- CAP MITA (installation isolation thermique et acoustique)
- CAP IFCA (installation en froid et climatisation)
- CAP RICS (soudage ou chaudronnerie)
Ce socle initial peut se renforcer grâce à une mention complémentaire tournée vers la maintenance des appareils de chauffage individuels, pour affiner rapidement ses compétences sur le terrain.
Après un CAP, cap sur le niveau bac : les choix se multiplient et permettent d’élargir la palette de compétences :
- Bac pro ICCER (installation chauffage, climatisation et ressources renouvelables)
- Bac pro MEE (maintenance et efficacité énergétique)
- Bac pro MFER (froid et énergies renouvelables)
- BP (brevet professionnel)
- MC (mention complémentaire)
Certains aspirent à pousser plus loin leur expertise. Les formations Bac+2 et Bac+3 ouvrent la voie à une maîtrise approfondie des énergies et des systèmes complexes :
- BTS fluides, énergie, environnement
- BTS maintenance des systèmes (option systèmes énergétiques et fluides)
- BUT MT2E (Métiers de la transition et de l’efficacité énergétique)
- Licence professionnelle en sciences et technologies du secteur énergétique
- Licence professionnelle en génie énergétique, environnemental et climatique
Le rôle de l’installateur thermique
Le métier d’installateur thermique ne se résume pas à raccorder quelques radiateurs. Ce professionnel intervient tout au long du chantier, de la préparation aux vérifications finales. Il installe, contrôle, entretient et dépanne. En clair, chaque journée s’articule autour de tâches précises :
- Préparer les installations en tenant compte du site et des systèmes déjà présents
- Mettre en place les équipements de chauffage et de ventilation
- Contrôler la conformité du matériel en place
- Assurer la maintenance et intervenir sur les canalisations si besoin
- Raccorder les dispositifs aux réseaux des fournisseurs
Vérifier la qualité de la formation d’installateur thermique
Une fois la voie choisie, sélectionner un centre de formation sérieux devient un enjeu de premier plan. Un label, même reconnu, ne remplace pas une vérification minutieuse. Le certificat Qualiopi, par exemple, témoigne du sérieux mais ne suffit pas. Pour s’assurer que la formation va vous mener vers une réelle montée en compétences, plusieurs points concrets méritent votre attention.
Avant de s’engager, il importe de passer en revue des critères objectifs pour jauger la qualité d’un établissement :
- La structure du programme : il doit présenter une progression logique et couvrir l’ensemble des compétences attendues.
- Expertise des formateurs : demander le parcours et les références des intervenants. Un organisme transparent inspire naturellement plus de confiance.
Pour les formations en présentiel, l’état des locaux, des outils et du matériel mis à disposition reflète souvent l’exigence du centre envers ses stagiaires.
La réputation du centre, elle, se construit sur les retours d’anciens participants. Prendre le temps de consulter avis et témoignages, sur le site de l’organisme, les réseaux ou Google, donne une vision plus fidèle de l’expérience réelle, loin des discours de façade.
Dans le cas des cursus à distance, l’accompagnement humain fait toute la différence. Un accès à une plateforme ne suffit pas : le suivi régulier, des retours fréquents et une assistance facilement joignable rendent l’apprentissage beaucoup plus efficace.
Un centre engagé ne s’arrête pas à l’obtention du diplôme. La disponibilité d’un accompagnement après la formation, via des ressources ou conseils pour l’insertion professionnelle, reflète un vrai engagement sur la durée. Enfin, la facilité d’utilisation de la plateforme, la qualité des supports pédagogiques et l’accessibilité des ressources jouent un rôle direct dans la réussite du parcours.
Un conseiller en évolution professionnelle pour choisir la meilleure formation d’installateur thermique
Pour bâtir un parcours adapté à son profil et à ses ambitions, il existe un levier souvent sous-estimé : le conseiller en évolution professionnelle (CEP), proposé notamment par Pôle emploi. Ce service, ouvert à toute personne active, permet de faire le point sur sa trajectoire, de structurer son projet professionnel et d’identifier les étapes à franchir. Le conseiller peut aussi guider dans la recherche de financements adaptés à la formation retenue.
Selon chaque situation, différents organismes peuvent intervenir dans ce rôle :
- Pôle Emploi pour les demandeurs d’emploi
- Cap Emploi pour les personnes en situation de handicap
- L’APEC pour les cadres, qu’ils soient en poste, en mobilité ou jeunes diplômés
- Les missions locales pour les jeunes de 16 à 25 ans, ainsi que les opérateurs régionaux mandatés par France Compétences pour accompagner salariés et indépendants du secteur privé
À la croisée de la technique et de l’écologie, ce métier ouvre de vraies perspectives. Ceux qui s’y engagent aujourd’hui participent, souvent dans l’ombre, à préparer des hivers moins mordants et des factures qui font moins grincer des dents.


