Ce qui freine vraiment l’envie d’entreprendre aujourd’hui

Pour beaucoup, l’entrepreneuriat est synonyme de mode de vie. Devenir, enfin, maître de ses choix professionnels, au lieu de subir le ronron du salariat, c’est tentant. Mais se lancer reste un défi de taille. Résultat : malgré des conditions plutôt favorables et un climat politique encourageant, certains préfèrent rester spectateurs. Les raisons invoquées ne manquent pas, et pourtant…

Il existe sept freins classiques qui éloignent de l’aventure entrepreneuriale :

#1, Prendre le temps d’étudier d’abord !

Étudier, c’est bien. Mais ce n’est pas donné. Entre les frais de scolarité faramineux des grandes écoles (en France comme à l’étranger) et la flambée des loyers en ville, tout le monde ne bénéficie pas d’un logement étudiant confortable. Les parents ? Souvent mis à contribution pendant des années. Dans ce contexte, difficile de se projeter. Et certains répètent que monter son projet pendant ses études serait une perte de temps.

Pourtant, 50 000 étudiants entrepreneurs étaient recensés par l’INSEE dès 2015. Leur logique : au lieu de chercher un emploi à la sortie, ils le créent, pas à pas, tout au long de leur cursus.

50 000 étudiants entrepreneurs identifiés par l’INSEE en 2015 cliquez pour tweeter

#2, L’entrepreneuriat, ce serait quitter sa famille

Conjoint, enfants… et envie de tenter l’aventure ? On entend souvent que les nouveaux entrepreneurs sacrifieraient tout à leur projet, au détriment de la famille. Plus de week-ends, plus de vraies vacances, une vie de bureau non-stop. L’image est tenace.

Mais ce cliché ne tient pas debout. Tout est affaire d’organisation : l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle se construit, tout comme chez les salariés. Même avec une famille compréhensive, garder du temps pour les siens reste primordial. Exemple concret : bloquer trois soirs par semaine pour la famille, en garder un pour ses propres loisirs.

Autre piste : entreprendre en couple, à condition de choisir le statut juridique adapté.

#3, Lancer son projet, c’est couper les ponts sociaux

Certains imaginent l’entrepreneur condamné à l’isolement, submergé par les tâches, enfermé du matin au soir. Et même quand il sort boire un café, les conversations tournent encore autour du boulot.

La réalité : il faut se ménager des moments pour décrocher, voir d’anciens collègues, faire du sport… bref, ne pas s’effacer de la vie sociale.

Ne soyez pas l’un des entrepreneurs disparaissant de la circulation ! Cliquez pour Tweet

#4, Entreprendre rendrait sinistre

On entend dire qu’en devenant patron, on prend un air dur, distant. Peut-être parce que les chefs veulent afficher un sérieux à toute épreuve.

Pourtant, une entreprise rend les Français heureux ! Prendre les choses au sérieux, c’est la clé pour avancer, mais rien n’interdit de garder le sens de l’humour. Un bon fou rire de temps à autre aide à gérer le stress. En clair : on peut être entreprenant sans devenir austère.

Être entrepreneur, c’est aussi savoir rester soi-même, et le montrer.

#5, Monter sa boîte, c’est se ruiner

Les histoires de réussite fulgurante font la une, mais la réalité est moins dorée. Monter son entreprise ne signifie pas devenir riche du jour au lendemain, ni tout perdre en un instant.

La patience prime : il faut savoir que le retour sur investissement prend du temps, d’où l’intérêt d’un business plan solide. Ce document permet d’estimer à quel rythme l’activité pourra devenir rentable, et de sécuriser son projet.

Autre point décisif : l’entrepreneur ne joue pas obligatoirement ses biens personnels. De multiples statuts à responsabilité limitée existent (EIRL, EURL, SARL…) pour séparer patrimoine privé et professionnel. Certains optent même pour le portage salarial pour tester leur activité tout en conservant la protection du salariat.

Les solutions de financement ne manquent pas, entre prêts d’honneur, subventions ou encore l’aide des proches. Et puis, chaque revers peut préparer le terrain pour mieux rebondir.

#6, Créer son entreprise, ce serait enrichir l’État

On s’imagine que le patron paie plus d’impôts que le salarié, que les charges engloutissent tout. Autant rester dans le rang, pensent certains.

Cet argument ne tient pas : toutes les entreprises paient des taxes, mais l’entrepreneur dispose de leviers pour en réduire le poids. Investir pour déduire, choisir la bonne localisation (comme une zone de revitalisation rurale), profiter de crédits d’impôt… Les outils existent pour optimiser la fiscalité.

#7, Refuser d’entreprendre, c’est choisir la tranquillité

Certains associent entrepreneuriat et ennuis à répétition, persuadés que seuls les patrons subissent les revers. Finie la possibilité de s’abriter derrière une hiérarchie ou de détourner le problème.

Mais entreprendre, c’est aussi apprendre la maîtrise de soi, l’organisation, l’engagement. Et face aux imprévus, la différence se joue sur la capacité à réagir.

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